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 (@wheeler) take my hand through the flames.

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MessageSujet: (@wheeler) take my hand through the flames.   Dim 16 Oct - 14:46

love and the loyalty that's what we stand for. alienated by society, all this pressure give me anxiety.- Iz? Murmure dans la nuit agitée de Boston, question à mi mot qui en entraine d'autre. Elle jette un sourire à son chauffeur tout en lui souhaitant bonne nuit avant de rejoindre son immeuble. D'un geste machinal, elle lève la tête pour observer les fenêtres sombres, les étoiles voilées. - Miss Wheeler. Elle laisse son sourire parler pour elle et des années d'éducation l’empêche de s'avachir contre les parois de l'ascenseur. Elle ôte tout de même ses escarpins, un soupir au coin des lèvres alors qu'elle masse ses orteils. C'est un appartement silencieux qui l’accueille, ses pas étouffés, son souffle discret. Avant de faire quoi que ce soit, Julia glisse ses talons et son sac à terre, lance une prière à des dieux auxquels elle ne croit pas et entrouvre la porte de son frère. Vie privée, vie privée, vie privée résonne encore et encore dans son esprit mais elle est incapable de faire quoi que ce soit avant de s'assurer qu'il... Respire encore. Une pression dont elle était à peine consciente, fidèle compagne, la quitte. Jusqu'à la prochaine fois. Elle secoue doucement la tête en constatant les dégâts de la nuit mais s'en va comme elle est venue, ombre silencieuse de la nuit.  

Julia glane quelques heures de sommeil avant que le murmure de la ville ne la rappelle à elle. C'est avec ses livres étalés sur la table du salon et la tête plongée dans l'essai du jour que Matteo la trouve. La blonde lève la tête, les yeux pleins d'anxiété qu'elle essaie de cacher. Elle assimile les détails, passe et repasse sur ses traits, s'assure de la moindre écorchure, de la moindre plissure au coin des lèvres. Gueule de bois. Elle le connait juste si bien. Et quelque chose proche d'un apitoiement colérique. Son soupir est intérieur alors qu'elle lui offre un sourire, le laisse s’assoir avec son café et son journal avant de l'adresser. - Bonjour. Elle souffle finalement, entre deux phrases de son essai auquel elle est retournée. Son lever tardif lui a au moins donné le temps d'esquisser un plan d'attaque, Julia ne peut plus gérer cette situation avec des non dits. Elle a besoin, besoin qu'il lui parle, besoin de faire quelque chose pour lui, besoin, besoin. - Longue nuit? Elle demande, paraissant vaguement intéressée, des années de gala de charité ayant aiguisé ses capacités de duplicité. - Iz avait plus ou moins la même tête que toi lorsqu'il a quitté l'appartement. Elle ajoute alors, l'air de rien, tournant une page de son livre. Elle lui laisse l'opportunité de reconstruire son armure, de se remettre du choc. Oui, elle sait. Oui, elle veut une assurance. Une assurance que c'était bien Iz. Une assurance sur ce qu'ils ressentent, sur ce qu'il ressent. Il est temps de se sortir la tête du sable et Julia est prête à tout, même quelques mensonges à peine voilés. Pour lui, à tout.
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Matteo Wheeler

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MessageSujet: Re: (@wheeler) take my hand through the flames.   Dim 16 Oct - 19:06

i’m just a sucker for pain la nuit a été courte, le réveil a été dur. il ouvre un œil, puis l’autre, et se rend compte de l’horrible mal de crâne qui le prend, referme les yeux. il ne veut pas réfléchir, il veut re trouver l’inconscience bénie des bras de morphée. reprends-moi, pense-t-il. il ne veut pas penser à ce qu’il a fait la veillie. il ne sait même pas d’où c’est parti, d’une dispute, sûrement, d’un trop fort taux d’alcoolémie, sans aucun doute. il l’a croisé il ne sait même plus où, et comme d’habitude, ils en sont venus aux mains. et parce que les mains ne suffisent pas, ce sont leurs jambes qui se sont emmêlées lorsqu’ils ont basculé sur le tapis du salon. il ne sait même pas qui a fait le premier pas, comment ils sont passés des coups aux baisers. il ne veut même pas savoir. il n’a pas cours aujourd’hui, il n’est pas attendu avant la soirée au cabinet, alors il s’octroie le luxe de ne pas se lever, de ne pas trop penser. il ne veut pas faire face à la solitude du jour qui l’attend. et pourtant il le faut bien. prenant son courage à deux mains, il met une demi-heure à se lever enfin, le cœur au bord des lèvres avant de franchir le seuil de la porte de sa chambre. il n’a même pas pris le temps de s’habiller, n’enfilant qu’un caleçon pris au hasard dans sa commode, après tout julia l’a déjà vu dans de biens pires états. il porte sa main à son visage et inspire longuement. il a besoin d’une clope. bonjour, lui lance sa sœur, assise sur la table basse du salon. le salon. matteo lâche un grognement exaspéré. pourquoi ne peut-il pas oublier tout simplement ce qui s’est passé hier dans cette même pièce ? il revoit encore les vêtements qui volent, lance un regard vers la lampe et voit son caleçon fièrement pendu sur l’abat-jour. il aurait préféré faire un black out, mais voilà, ça ne lui est jamais arrivé. longue nuit ? n’utilise pas ce ton avec moi, jeune demoiselle, c’est plus taquin qu’autre chose, elle le sait. il hésite franchement à aller aux toilettes, l’envie de vomir ses tripes un peu trop forte à son goût. mais l’appel de la cigarette est plus fort. il travers le salon en silence sous le regard de sa sœur pour ouvrir l’un des tiroirs du buffet, en tirant un briquet et la clope bénie. il ouvre la fenêtre du salon et se penche en avant observant les passants en contrebas. iz faisait partie de ceux-là quelques heures plus tôt. iz avait plus ou moins la même tête que toi lorsqu'il a quitté l'appartement. il s’interrompt dans sa dure entreprise d’allumer sa clope malgré le vent glacial de ce matin, fait volte face et toise julia qui ne baisse pas les yeux, bien au contraire. merde. il hésite à lui sortir une sale excuse, un mensonge pour couvrir ses arrières. mais elle lit en lui comme dans un livre ouvert, alors c’est peine perdue. il s’adosse à la fenêtre, sentant le vent dans ses omoplates, grogne et passe pour la énième fois sa main libre sur son visage. l’alcool était de trop bonne qualité pour lui, il a pas l’habitude marmonne-t-il. il confirme ainsi la présence de kipling dans l’appartement la veille, mais sans en dire plus, espérant que julia s’arrêtera là. il finit enfin par allumer sa cigarette, inspire la fumée, l’expire, soupire, essaye de calmer son mal de crâne. je sais où tu veux en venir, si la journée doit être merdique, autant qu’elle le soit jusqu’au bout. mais il peut toujours aller se faire foutre s’il pense qu’il a autre chose qu’un beau cul. et pourtant il a tellement plus qu’un beau cul. il est le seul à lui faire cet effet, il est le seul à jouer avec lui comme ça, à le faire tourner en bourrique. son sourire, sa voix au ton tellement détendu. matteo fixe le vide, finit sa clope et s’apprête à regagner sa chambre, fuir sa sœur au jugement trop douloureux pour être supporté un samedi matin avec une gueule de bois.
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MessageSujet: Re: (@wheeler) take my hand through the flames.   Dim 16 Oct - 20:57

L'habitude l'empêche de vraiment réagir. Ce n'est pas la première fois qu'il se lève, revenant d'une guerre physique tout autant que mentale. Et ça lui brise le cœur un peu plus à chaque fois Julia. Parce qu'il ne fait rien, parce qu'ils ne font rien. Et elle est là, toujours, à sourire, à passer le sujet, à ne pas trop tourner autour de lui. A ne surtout, surtout pas le materner. Mais ses mains tremblent du besoin de s'assurer que le bleu sur son omoplate est moins grave qu'il n'y parait, son corps vibre de ce besoin d'engager quelqu'un pour régler la situation. Elle sait qu'elle peut, Julia. Mais c'est Iz. Putain d'Iz. Elle ne jure jamais, Julia, mais putain d'Iz. Pour commencer à faire quelque chose, il lui faut plus d'informations. La blonde veut tout savoir, et lorsque l'héritière Wheeler désire quelque chose, gare à ceux qui se tiennent sur son chemin. Un vague sourire étire ses lèvres lorsqu'il utilise ce ton, avec elle. Julia lui tire alors la langue, réponse silencieuse, l'air innocent que seul un halo pourrait améliorer. Mais le sourire disparait rapidement et Julia respire, réalise qu'elle avait oublié, et que la sensation d'enfermement résonnant en elle ne venait pas de la révélation. Du moins pas uniquement. Elle respire, essaie de calmer son pouls qui s'emballe. Iz et Matt. Iz. Et Matt. Si la situation n'était pas aussi catastrophique, elle en serait à sauter debout, criant à qui veut l'entendre qu'elle avait raison et qu'elle n'est pas aussi stupide qu'ils semblent le penser. Raison, raison, elle a raison et c'est bien une des seules fois ou ce sentiment ne l'emplit pas de satisfaction personnelle. - Et c'est quoi ton excuse? Elle arrive à sortir, conjurant un fantôme de rictus, incapable de mobiliser guère plus. Ce n'est pas l'air de rire. Ce n'est pas l'heure de grand chose si ce n'est des grandes révélations. Et il s'est ouvert. Il a avoué, si ce n'est à demi-mot. Elle ne lui présentera plus aucun de ses amis, elle jure, croix de bois, croix de fer dans un moment de panique intérieure. Son essai déjà oublié, elle referme son livre. Elle n'a plus besoin de se cacher derrière, de la distraction que ça pourrait lui offrir. Ses iris se posent sur lui et elle est emplie d'un désir de simplement le serrer dans ses bras et de lui offrir un modicum de confort qu'il mérite plus que tout. Pourtant elle ne s'approche pas. Elle ne bouge pas un pouce, lève simplement un sourcil à son affirmation. - Vraiment? Sarcasme au maximum, un ton généralement réservé pour lui. Et leur père. Enfin, dans sa tête principalement. Uniquement. Elle même ne sait pas où elle veut en venir donc vraiment? - Matt. Julia s'attendait à un ton plein de déception, elle préfère qu'il ne jure pas, pourtant c'est la compassion qui règne, la poussant à fermer les yeux, compter jusqu'à cinq avant de les ouvrir de nouveau. - Juste, explique moi? Elle demande finalement, pas assez fière pour empêcher son ton de glisser vers la supplication. Elle veut juste aider. Faire quelque chose. N'importe quoi. - Tu sais que ça n'a rien à voir avec le fait que ce soit un homme. Elle précise au cas où. Mais ça... Il... Tu es blessé. Elle insiste sur le mot, ne trouvant rien d'autre pour imager ses pensées. - Et je ne peux pas... Je n'arrive pas... Elle butte sur les mots et décide de simplement le regarder, toute l'impuissance qu'elle ressent brillant dans ses iris dirigées vers lui.  
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MessageSujet: Re: (@wheeler) take my hand through the flames.   Lun 17 Oct - 10:13

i'm just a sucker for pain, et c'est quoi ton excuse? il s'arrête, lui lance un regard interloqué. il n'a pas l'habitude qu'elle mette les pieds dans le plat comme ça. elle était sensée acquiescer, hocher docilement la tête et faire ses déductions dans son coin, pas le confronter à ses propres mensonges. c'est quoi son excuse ? il n'en a pas. leurs regards se croisent et il sait qu'elle sait. il y a cette foutue connexion qu'ils partagent, ce lien qu'il aimerait parfois, juste parfois, voir disparaître, pour conserver un semblant de vie privée. pour qu'il puisse avoir honte tout seul. il sait qu'il devrait fuir, qu'elle ne relancera pas le sujet avant un moment, que d'ici là, iz ne sera plus qu'un mauvais souvenir. ou en tout cas, il l'espère de tout son coeur. juste, explique moi? tu sais que ça n'a rien à voir avec le fait que ce soit un homme. il fronce un sourcil, il n'y avait même pas pensé. l'homophobie, c'est quelque chose qui lui passe au dessus. c'est bien la seule idée que son père n'a pas réussi à lui transmettre, d'ailleurs. alors julia? jamais de la vie. mais ça... il... tu es blessé. et je ne peux pas... je n'arrive pas... il la toise pendant un instant, qui se décompose. son instinct lui hurle de la rejoindre sur le -ce maudit- canapé, de la prendre dans ses bras, de la rassurer. mais la simple mention d'iz dans ce contexte le refroidit et les murs, les instincts, se dressent à nouveau. même julia ne peut pas avoir accès à cette partie, cachée, bien trop enfouie de lui. il secoue le tête, se maudit de le faire parce qu'il a le coeur au bord des lèvres, et lâche un simple laisse, c'est pas important c'est pas important, il s'en fiche, c'est ce qu'il se répète depuis le début. iz en a rien à foutre, et lui non plus, c'est très bien comme ça. tien qu'à cette pensée, son coeur se brise encore un peu plus. leur ancienne complicité, bien que douloureuse, lui manque. on a trop bu, ça a mal fini, c'est tout, fin de l'histoire mais le ton amer qu'il emploie en dit tellement plus que ce qu'il le souhaite. il quitte un instant le salon pour se servir un café dans la cuisine, qu'il rallonge avec un peu d'alcool transparent qui traîne par là, attrape un sweat sur un fauteuil et l'enfile, ferme la fenêtre. de toute façon, c'est pas comme si tu pouvais y faire quelque chose, il t'écoutera pas, il a été plutôt clair à chaque fois. voilà, confession à demi mots. un, il ne serait pas contre l'idée que les choses changent. deux, iz lui a déjà bien expliqué que c'était peine perdue. trois, ce n'était pas la première fois. et ça ne lui ôte aucun poids des épaules, ça les alourdit même. parce que tout ça, ses sentiments, la douleur du rejet, à chaque fois qu'il se réveille seul, tout ça commence à devenir de plus en plus réel, de plus en plus concret. et malheureusement, il n'est pas le maître de la situation pour une fois. iz n'est pas un client, iz n'est pas un adversaire. il ne sait pas ce qu'il est, mais pour être chiant, ça, il l'est. même dans son absence.
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MessageSujet: Re: (@wheeler) take my hand through the flames.   Lun 17 Oct - 11:14

Elle le voit, elle le sent au bout de la confession, presque, presque et assiste en direct à la montée des grilles. Ses épaules se redressent, ses yeux perdent de la couleur, ses lèvres s'affinent. Et Julia soupire. Elle le quitte du regard, les yeux rivés vers le plafond, essayant de dissiper les larmes qui menacent de couler. Elle ne pleure pas très souvent Julia, plus maintenant. Mais avec Matteo ça sort tout seul, comme une affirmation de son impuissance, comme un exemple de son amour. Mais pas là, pas maintenant. Julia refuse de pleurer alors qu'ils ont enfin une discussion. Elle refuse de pleurer et de passer pour la pauvre petite sœur, toujours le bébé, incapable d'aider. Alors elle est forte Julia, et elle ravale la boule qui s'est formée au creux de sa gorge, elle secoue légèrement la tête et profite de son absence pour effacer l'unique témoin de sa défaite. Il revient et rien n'y parait, tête froide et inspire alors que, contre toute attente, il continue sur ce même sujet. Elle laisse l'étonnement glisser sur ses traits mais ne le vocalise pas. - Je pourrais... Elle réfléchit en même temps et un sourire éclaire son visage. - Lui casser la gueule. Julia ajoute, le ton grave et le visage sérieux, qui s'éclipsent pour un léger rire en constatant sa réaction. - Quoi?! J'ai bien cassé le bras de Sam Liéger à l'école primaire. Certes, c'était un accident de balançoire, dont elle n'était pas même responsable mais c'était elle qui s'était retrouvé projeté sur lui, et lui dont le bras s'était brisé en tombant à la renverse. L'atmosphère joueuse perd rapidement du terrain et Julia secoue la tête, vaincue. - Alors oublie le. Elle hausse les épaules, un peu perdue de se retrouver voix de la raison dans des histoires de cul. Ou de cœur, le débat étant toujours ouvert. - Passe à autre chose. Ne lui parle pas, ne le regarde même pas. Elle se lève, incapable de laisser libre court à ses pensées prostrée sur le canapé et commence un va et vient sur le tapis persan pour s'arrêter finalement devant lui. Julia lève la tête, carre les épaules et continue. - Tu es Matteo Wheeler. Tu es intelligent, tu es incroyablement meilleur que tout ce qu'ils imaginent et lui c'est qui? Sa voix monte dans les aigus sans qu'elle n'y puisse rien, emportée dans son élan. - C'est... C'est... Elle commence et grince des dents, sachant qu'Iz allait en prendre une pour l'équipe. - C'est personne. Personne Matteo. S'il est trop stupide pour comprendre que t'es génial alors... Alors fuck him. Elle sort finalement, énervée pour son frère, pour Iz, d'être dans cette situation, entre les deux, concernée pour stupide un, et stupide deux... Et elle soupire finalement Julia, s'éloignant de Matteo, préférant la vue de la fenêtre pour laisser glisser la tension de ses épaules. - Ce n'est pas sain. La voila qui se retrouve à juger une relation, elle, la blonde virginale blanche de toute émotion, de toute union. - C'est... C'est... Elle mord sa lèvre inférieure, se maudissant d'avance de l'avancée de ses pensées. Elle se tourne alors, incapable de lui tourner le dos pour cette révélation. - C'est papa. Elle grogne presque à l’appeler ainsi mais elle a besoin qu'il comprenne. Qu'il comprenne qu'il recréer une relation basée sur la compétition et l'humiliation. Qu'il se retrouve encore une fois à douter de lui, incapable de se regarder dans le miroir, incapable de faire quoi que ce soit. - Laisse moi t'aider. Elle murmure alors, s'approchant lentement de lui, guettant le moindre mouvement, animal sauvage en vue.
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MessageSujet: Re: (@wheeler) take my hand through the flames.   Mer 19 Oct - 0:12

passe à autre chose. il a presque envie de lui rire au nez. si c'était aussi simple, les choses auraient été bien différentes. son aventure avec isaac n'aurait qu'une one night stand. rien d'autre. mais son coeur, sa tête s'en sont mêlés. argh. son mal de crâne semble empirer de minute en minute, il veut juste retourner s'allonger. il avale sa tasse de "café" d'une traite, grimace à cause du goût amer. aussi amer que son ressenti de la soirée de la veille. et tout ce que dit julia entre par une oreille, sort par l'autre, il n'entend rien, choisit de ne rien entendre. et puis elle lui lance des compliments, des paroles rassurantes que seule elle pense, que même lui ne croit pas. ça fait bien longtemps qu'il a comprit qu'il était exactement comme lui: comme son père. on le lui répète tous les jours, on le lui fait sentir. the wheeler son, THE asshole. son regard fuit, se pose sur la tasse qu'il abandonne sur la table. il perçoit vaguement une référence à leur père, dictateur dans son empire qui s'étend sur bien plus d'un état, tyran jusque dans sa famille. il ne cache pas son agacement face à la mention de cet être abjecte qui lui sert de modèle. son prénom fait-il naître la même réaction chez les gens qui le connaissent ? il n'en doute même pas. peut-être qu'il devrait se resservir un verre d'alcool, pur cette fois, histoire de vraiment tout oublier. et puis comater dans son lit, encore imprégné de l'odeur d'isaac. il ne sait même pas quand est-ce que son amant a quitté l'appartement. cette nuit ? ce matin ? il croit pourtant bien se souvenir de ses yeux fermés, sa respiration apaisée. kipling s'est endormi, il s'est juste réveillé avant lui, en profitant pour fuir, comme à son habitude. c'est peut-être bien ça, le plus flippant dans l'histoire. à quel point toutes leurs actions sont devenues prévisibles, à cause de l'habitude, parce que leur relation est devenue comme une machine bien huilée. beaucoup trop bien huilée à son gout. laisse-moi t'aider, murmure-t-elle finalement, en s'approchant de lui, envahissant son lebensraum déjà menacé par son état de faiblesse. il lui lance un regard d'avertissement. ne t'approche pas plus que ça. il sait qu'elle le comprend, qu'elle sait, mais ça s'arrête pas. julia est sa petite soeur. pas sa psy. pas son amie. ou en tout cas pas en ce sens-là. c'est à lui de la protéger, contre leur père, contre le monde, contre ce qu'il y a, entre iz et lui, cette relation qui les fera couler tous les deux. mais il n'entraînera pas julia dans sa chute. julia, il croise les bras sur sa poitrine, inspire, réfléchit à ce qu'il peut bien lui dire. si j'ai besoin de résoudre mes daddy issues, comme kipling aime tellement les appeler, je ferai appel à un psy. et si j'ai besoin de conseils sentimentaux... je viendrai peut-être te voir. mais y a rien à dire concernant ma vie amoureuse. le déni, le déni, le déni. il ne veut pas entendre ce qu'elle a à dire sur isaac. après tout, elle lui a déjà conseillé de l'oublier, le prolétaire. et si même elle n'y croit pas, comment pourrait-il garder espoir, lui ? et puis c'est lui qui revient à chaque fois, c'est pas ma faute admet-il avec un demi-sourire, né à l'évocation du souvenir de la veille. d'accord, il lui arrive aussi de faire le premier pas, mais ce premier pas se résume généralement à un poing envoyé dans la plus belle mâchoire qu'il lui ait été donné d'embrasser.

c'est pas génial, je m'en excuse mais je suis crevée
c'est un sujet un peu épineux pour matteo alors je l'imagine mal se livrer directement malgré les supplications de bb julia. pis il est paumé lui-même le pauvre boutchou. mais insiste encore et il finit en pleurs
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