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 him. (matteo)

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Iz Kipling

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MessageSujet: him. (matteo)   Ven 14 Oct - 20:41





"Putain de –" la gravité étant ce qu'elle était, les jurons n'empêchèrent pas la pile de cartes de visite de dégringoler. Iz apposa index et pouce sur l'arrête de son nez pour s'éviter d'envoyer le pied dans la corbeille à papiers. Il ouvrit les paupières dans un soupir agacé. Sur le comptoir, le père Wheeler, en cinquante exemplaires, lui souriait. Même sur papier glacé, il réussissait à avoir l'air narquois. That asshole. Iz s'empressa de ramasser les cartes étalées sur sa surface de travail et les réinstaller en une pile immaculée sur le présentoir, à distance égale de la prétentieuse orchidée en pot et du bloc de post-it. Force d'habitude, le geste était rôdé. Il avait beau avoir voulu expliquer à son supérieur le profond illogisme dans le fait de placer une pile précaire à un centimètre et demie de ses précieux posts-it – seule façon de communiquer avec Laura, la seconde réceptionniste, qu'il n'avait jamais rencontré mais avec qui il communiquait par notes jaunes interposées depuis un an déjà – Iz n'avait jamais réussi à obtenir un changement de disposition. Pour une boîte qui se targuait d'être tellement futuriste, c'était incroyable comme le conservatisme avait la peau dure. Pour le simple plaisir infantile de faire taire la photo, qui semblait le narguer, il se ravisa et retourna la pile. Face contre terre. Who's laughing now?

Il était occupé à ranger ses maigres possessions dans sa sacoche lorsque la porte vitrée émit son woosh feutré tragiquement familier. Bruit mince qui, pour Iz, sonnait dangereusement proche des trompettes de l'apocalypse. Professionnel jusqu'à l'excès, malgré le poids d'une journée plus que merdique entre les omoplates, Iz enfila sa voix polie, complaisante. Robotique. "Je vous prie de m'excuser, les rendez-vous n'ont lieu que de 10 à-" Ses yeux décollèrent du bureau. En rencontrèrent d'autres. That asshole. Pas le même, mais presque. Il y avait bien trop d'ADN en commun à son goût. Puisque le père avait passé la journée à aboyer dans sa direction, Iz n'était vraiment pas dans de bonnes dispositions pour se montrer courtois envers le fils. A fortiori lorsque le fils était lui. Matteo Fuckin' Wheeler. Il savait que ce qui était attendu de lui, dans ce cas de figure précis, était un sourcil courbé et un ton cynique. Une remarque goguenarde, pour la beauté du sport. Car c'était leur discipline, après tout. "Laisse-moi t'arrêter tout de suite." Les intonations étaient passées de 'charmant' à 'chien de garde' en un clignement d'œil et demi. Vidé de toute énergie, il n'avait le courage ni pour la raillerie, ni pour la créativité. Iz se pencha au dessus de son bureau et décolla un post-it de l'écran du iMac de boulot. "'Annuler rendez-vous avec Matteo,'" lut-il tout haut. "Oh, well. Faut croire que ça m'est sorti de l'esprit." Il froissa le papier dans le creux de son poing, et le garda fermé. Sourire. Tout en dents, ne daignant pas même prétendre avoir quoi que ce soit d'honnête. "On peut considérer ça chose faite, maintenant. Tu connais la sortie, je crois ?" Et s'il avait cru que la silhouette imposante, trop proche pour ne pas avoir quelque chose de menaçant, fasse demi-tour sans broncher, il était bien plus épuisé qu'il ne l'avait cru.
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Matteo Wheeler

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MessageSujet: Re: him. (matteo)   Dim 16 Oct - 1:08

matteo franchit les grandes portes vitrées qui s'ouvrent automatiquement sur son passage. il lance un regard à la femme de ménage qui se hâte de changer de pièce, préférant les locaux de maintenance à la présence du fils wheeler. oui, parce qu'ici, il redevient le fils de son père. au cabinet, il commence à se faire sa propre identité, mais dans l'enceinte de wheelercorp, il n'est toujours que l'héritier à qui on a tout offert et qui se pavane sans raison dans ses chaussures hors de prix. son père lui a envoyé un message plus tôt dans la soirée. ils doivent se rencontrer, c'est urgent. alors matteo a obtempéré, comme d'habitude. il avance, sûr de lui et sans même regarder où il va, vers le couloir menant à l'ascenseur. mais c'est sans compter sur la présence d'un individu plutôt gênant qui l'interpelle alors qu'il est profondément plongé dans ses pensées. je vous prie de m'excuser, les rendez-vous n'ont lieu que de 10 à- cette voix. il lève les yeux au ciel et serre les dents, s'empêchant de lancer une remarque acerbe. de toute façon il n'a pas le temps de dire quoi que ce soit, kipling lui a déjà coupé l'herbe sous le pied. laisse-moi t'arrêter tout de suite. puis il lui annonce que le père wheeler a annulé leur rendez-vous à la dernière minute. son coeur se serre mais il n'en laisse rien paraitre, pas devant isaac, pas devant qui que ce soit dans ces locaux. tu connais la sortie, je crois ? il a envie de le claquer, de lui envoyer son poing dans la figure. la journée a été éprouvante. déjà avec rogers, mais en plus avec son père en ville, il en a déjà marre. tout ce qu'il veut, c'est se griller une clope devant un verre de rhum, ou de vodka, quelque chose de fort, quoi que ce soit. il aurait presque envie de le menacer de le virer, mais c'est peine perdue, tous deux savent que julia fait office de bouclier. il ravise donc sa menace basse et tient tête à isaac, just for the sake of it. il n'a vraiment, mais alors vraiment pas la tête à se battre ce soir, et pour la première fois peut-être, il a envie laisser couler. il est fatigué, matteo, il a juste envie qu'on le laisse tranquille. en fait ça l'arrange que son père ne soit pas là, ça évite la confrontation inévitable, le jugement douloureux. t'avais l'air sur le départ alors je t'en prie, va-t'en, lance-t-il d'une vois sèche. il espère qu'isaac va lui obéir, qu'il va juste s'en aller sans faire de remarques qui appelleraient une réponse désagréable de la part de matteo, qui le pousseraient à bout, parce qu'il est presque sûr que ça va mal se finir si kipling ne disparaît pas très vite. déjà que venir l'avait mis en rogne, tomber sur lui, c'est le pompon. dépêche-toi, j'ai pas toute ma vie à perdre avec toi, en fait, si, il a toute sa vie à perdre avec isaac, et c'est justement ça qui est le plus douloureux. il aurait préféré ne pas croiser ce regard, il aurait préféré dîner avec son paternel. tout sauf être confronté à lui, à celui qui fait battre son coeur un peu trop fort et le fait se serrer douloureusement. il avait prévu de s'enfiler quelques verres, mais c'est en compagnie de plusieurs bouteilles qu'il finirait. merci isaac.
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MessageSujet: Re: him. (matteo)   Dim 16 Oct - 20:56


go on. prove me wrong.
destroy the fabric of the universe.
see if i care.



Et si une petite décennie de boulots ingrats avait appris à Iz l'importance du ton mielleux, Matteo avait renoncé à son droit à la fausse courtoisie dès le premier jour. Littéralement. Isaac, l'inférieur constant, qui souriait de toutes ses dents à qui avait le portefeuille épais, avait perdu tout instinct opportuniste devant le regard polaire de l'héritier. Peut-être car les instincts sollicités avaient été différents. That big fat asshole. Qui le toisait du haut de ses grands chevaux. Qui remplissait l'espace comme si le bâtiment entier lui appartenait (remarque, c'était plus ou moins le cas). "T'avais l'air sur le départ alors je t'en prie, va-t'en." Les intonations étaient rugueuses, méprisantes. Celles auxquelles Matteo l'avait habitué. La surprise vint du fond, non de la forme. Pas de remontrances. De show ostentatoire de supériorité, invoquant son droit du sang dans l'entreprise. Something was off. Iz aventura un regard frêle dans la direction de son adversaire, avant de le ramener précipitamment sur son bureau. Matteo arborait une ligne sur le front. Iz la connaissait trop bien. La ride des exténués. "Dépêche-toi, j'ai pas toute ma vie à perdre avec toi." Il aurait tant voulu que ça soit si facile. Il se serait barré sans demander son reste, trop content de quitter cet endroit, cette présence, cette journée et d'aller s'engouffrer dans la station de métro. Et c'était précisément là que ça coinçait. Iz était fauché. Background incertain, dettes étudiantes, aux antipodes des trust-fund babies qui faisaient claquer leurs pompes à 800$ sur le carrelage de la boîte. Ce n'était un secret pour personne : le simple fait qu'il conjugue études et job était suffisamment criant, dans le milieu. Mais. Absence de thunes ne signifiait pas absence de dignité. Il préférait pioncer et crever à son bureau plutôt que de donner à Matteo la satisfaction de voir son dos disparaître sous les lettres Subway. "J'ai pas fini." Lentement, il se rassit. Par mesquinerie. Il se rendit compte trop tard que cela donnait l'avantage de la hauteur à Matteo, mais Iz était bien trop fier que pour arborer un air autre qu'entièrement sûr de lui. "Puis je dois m'assurer que tout le monde soit parti avant de quitter les lieux. Job description, tu comprends" continua-t-il, sourire bref, félin, aux lèvres. D'un index nonchalant, il désigna la porte, connaissant toutes les objections évidentes à sa remarque. Oui, il n'était rien, personne. Un moucheron sur le pare-brise de la vie de Matteo. Oui, tout ceci, c'était le fief des Wheeler, et il suffirait à daddy's boy de claquer des doigts afin qu'Iz se retrouve sans job. Mais le regard qu'Iz lui lançait, mâchoire droite et sourcil levé, le défiait d'en faire mention. Car si Matteo réalisait ses fantasmes d'humiliation, il aurait affaire à Julia – et personne n'affronterait volontairement cette dose de ténacité contenue dans 1,75m. Car, surtout, il aurait affaire à sa propre frustration, son propre ennui, lorsqu'il s'apercevrait que ses altercations avec Iz étaient tout ce qu'il restait de véritablement électrisant dans sa misérable vie.  


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Matteo Wheeler

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MessageSujet: Re: him. (matteo)   Dim 16 Oct - 22:41

j'ai pas fini, qu'il lui fait. et il se rassoit, l'air beaucoup trop satisfait au gout de matteo. c'est le faux pas de trop, cette fois il le surplombe de toute sa hauteur et lui lance un regard plein de tout le mépris qu'il éprouve à son égard, à lui, le moins que rien. il pourrait le faire virer, sur le champ, pour son insolence, il n'aurait même pas à donner d'excuse. il est presque sûr que julia comprendra. il pourrait s'assurer qu'iz trouverait un job autre part, juste pas ici, pas là où il risque de le croiser régulièrement. puis je dois m'assurer que tout le monde soit parti avant de quitter les lieux. job description, tu comprends ils savent tous les deux qu'iz n'est pas aussi consciencieux qu'il veut bien le faire croire. que si ça n'avait pas été pour faire chier matteo, jamais il n'aurait agi de la sorte, se serait contenté de laisser la fermeture à l'une des femmes de ménage. il lance un sourire carnassier à kipling. oui, parce qu'ici, il n'est que kipling, le réceptionniste, autant que lui n'est que le fils wheeler. c'est complètement fou à quel point il a envie de lui foutre son poing dans la gueule à cet instant précis, mais à la place d'atterrir sur son visage, il se pose un peu trop fermement sur le bureau, juste assez violemment pour qu'iz le remarque, sente la tension, qu'il est à bout. quoi qu'il doit déjà l'avoir senti depuis longtemps, ils se connaissent trop bien. sérieusement, dégage, t'as qu'à fermer la porte derrière toi, j'avais prévu de passer la nuit ici de toute façon. c'est vrai. le canapé du bureau paternel lui convient parfaitement, beaucoup plus que le regard inquiet de julia. il n'est pas aveugle, il sait bien qu'elle s'inquiète, qu'elle n'aime pas la relation qu'il entretient encore avec leur géniteur, leur donneur d'adn comme elle dit. mais iz ne semble pas vouloir bouger, reste campé sur ses positions avec son cul posé sur sa foutue chaise. il le jettera dehors s'il le faut, il se le promet. ou alors il partageront le canapé paternel, mais ça, il préfère ne pas y penser. m'oblige pas à te foutre dehors, kipling., le nom résonne dans le silence de l'immeuble désert, mur infranchissable de mépris. il ne l'appelle pas iz en ces lieux, il ne l'appelle pas iz dans ces circonstances. en fait, il ne l'appellera plus jamais iz, parce que ce qu'ils avaient, ce semblant de complicité, d'égalité, s'est évaporé depuis bien longtemps. il a presque envie de le supplier, alors il lâche un faible s'il te plait, dans un murmure. pourquoi faut-il toujours que ce soit aussi compliqué ? pourquoi faut-il toujours qu'iz n'en fasse qu'à sa tête ?
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MessageSujet: Re: him. (matteo)   Lun 17 Oct - 0:04


if i cannot bend heaven,
i will raise hell.



Les phalanges de Matteo firent trembler le bureau. Iz déglutit. Tendons saillants sur la surface des mains. Et il savait, il le savait, il aurait dû ressentir de la menace, et non de l'anticipation. Mais il observait ce poing strié de veines avec l'excitation d'un gosse le matin de Noël. Ça, cette putain d'agressivité magnétique, c'était le chant des sirènes, le rappel aux sources. C'était confortable et envoûtant. Leur langage en commun, le seul. Celui des gamins assemblés à l'envers, négligemment. Leur seul point commun, et il était infime. Qu'Iz s'y accroche si désespérément avait quelque chose de pathétique. Il arracha son regard du poing entre eux juste à temps pour croiser celui de Matteo, quelque part entre cruel et désespéré. "Sérieusement, dégage, t'as qu'à fermer la porte derrière toi, j'avais prévu de passer la nuit ici de toute façon." Ça n'aurait pas dû le faire tiquer. Qu'est-ce que ça pouvait bien lui faire, dans le fond, l'endroit où Wheeler posait son cercueil pour dormir. Il aurait dû s'en foutre, Iz, mais son poing se desserra. Laissa échapper le post-it qui roula sur le sol immaculé, quelque part entre leurs pieds. Il aurait dû s'en foutre, mais une tiédeur se faufila dans sa poitrine. Tant d'années à admirer le monde de loin, à jouer des coudes pour s'y faire une place. À tenter de ravaler la jalousie acide qu'il éprouvait pour les Matteo de la ville. C'était terriblement absurde, cette image d'une des fortunes Forbes au sommeil agité, dérangé par les sirènes, aux vertèbres qui craquent au réveil. D'une façon purement égoïste, ça avait quelque chose de réconfortant. Iz s'arrêta là, sur ce sentiment individualiste et ô combien confortable, histoire de ne pas s'aventurer sur le fait que la vision de Matteo seul, faisant crisser le cuir en se retournant, semblait lui laisser un goût amer sur la langue. "M'oblige pas à te foutre dehors, Kipling." Il serait resté là, indifférent. Il mourrait d'envie de voir combien de temps Matteo tiendrait encore. Il avait envie de goûter à son contact, peu importe s'il lui laissait des ecchymoses. Il s'était attaché à ce genre de souvenirs, Polaroid des nuits passées, noirs et violets. Il serait resté là, si ce n'était pas pour le "s'il te plait" qui vint ensuite. Ce n'était pas le genre de supplique qui lui ouvrait l'appétit. Plutôt de celles qui en disaient trop, le faisaient fuir. Il laissa s'écouler une seconde, deux, trois. Se leva soudainement, l'intensité du mouvement envoyant la chaise buter contre le mur dans un semi fracas. Sans dire un mot, Iz s'empara de son messenger bag, de son portable, de sa veste. Mit un point d'orgue à cogner l'épaule de Matteo en chemin vers la porte. Elle s'ouvrit, woosh habituel. Il resta là, dans l'embrasure. Mâchoire et poings serrés. "Ton père est un trou du cul ? Get over it. Tout le monde a ses daddy issues, et on ne passe pas notre temps à se morfondre." Le 'on' signifiait 'je' d'une façon bien trop évidente, bien trop vulnérable, alors Iz alla précipitamment peindre de la condescendance sur ses traits ouverts. "Rentre chez toi, Matteo. Daddy t'achètera un nouveau poney."    


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MessageSujet: Re: him. (matteo)   Lun 17 Oct - 20:02

contre toute attente, il obtempère. c'est tellement inattendu que matteo fronce les sourcils un instant, pris de cours. alors comme ça, iz n'éprouve aucun intérêt pour lui s'il ne se bat pas ? très bien. il l'observe rassembler ses affaires et quitter son bureau en silence, évitant soigneusement son regard, et lorsqu'il le bouscule d'un coup d'épaule, matteo ne bronche même pas. c'en est devenu inquiétant, ce manque d'enthousiasme, ce vide perpétuel qu'il ressent. ce n'est pas qu'avec iz qu'il le remarque, mais avec iz, lui qui a toujours su faire naître en lui une flamme ardente, l'insignifiance de son existence devient de plus en plus marquante. il ne vit plus, il existe seulement, coquille vide ballottée au gré des vents. iz va jusqu'à la porte, qui s'ouvre paresseusement. mais il ne quitte pas les lieux pour autant, se retourne, le toise avec une telle intensité que matteo ne peut rien faire sinon l'écouter. allez, dans quelques secondes il serait parti, juste le temps de balancer une petite insulte ou deux et il serait seul avec les bouteilles qu'il planque dans son bureau. ton père est un trou du cul ? get over it. tout le monde a ses daddy issues, et on ne passe pas notre temps à se morfondre. rentre chez toi, matteo. daddy t'achètera un nouveau poney. c'est marrant, il ne l'a pas appelé matteo depuis bien longtemps. depuis que toute cette affaire a commencé, en fait, depuis qu'ils ont dépassé les bornes. oui il sait bien que tout le monde a des daddy issues, ça va avec l'envol, l'indépendance. mais il a parfois l'impression que son daddy n'est pas comme les autres et qu'il s'évertue à rendre sa vie bien pénible. enfin, peut-être qu'iz sait de quoi il parle. il ne sait pas trop. il ne le connaît pas tant que ça, au final. peut-être que lui aussi il s'est fait battre par son père étant enfant ? peut-être que lui aussi il subit encore une torture psychologique plus que quotidienne ? c'est peu probable, mais pas impossible. il a l'air tellement libre, jamais perdu, mais après tout, matteo aussi. il y a quelque chose qui le heurte à ce moment précis. peut-être le fait qu'iz n'a toujours pas bougé, que leurs regards ne se sont toujours pas détournés. pour la première fois, il a l'impression de réellement comprendre ce qu'il lui trouve. parce que malgré toutes les différences, minimes au final, ils sont pareils. pas égaux, mais similaires. ils se cachent derrière cette fausse confiance qui rayonne, éclipse les uns, brûle les autres, mais n'en sont pas moins dead inside. peut-être matteo plus qu'isaac, mais tout de même, cette compréhension, même bien cachée, qu'il peut lire au fond de ces yeux, il sait qu'elle ne peut pas sortir de nulle part. iz comprend. et il ne sait pas si ça le terrifie ou si ça lui réchauffe le coeur, mais il réalise petit à petit que son père n'est pas le seul problème dans sa vie. et que tous les problèmes doivent finir par être éradiqués s'il veut essayer de s'en sortir. père n'est pas le seul problème que j'ai en ce moment, il lâche finalement, et il est presque sûr qu'isaac a bien compris ce qu'il sous-entend: mon autre problème, c'est toi. et même si c'est un trou du cul, c'est loin d'être le pire, c'est toi le pire, c'est toi, c'est toi, c'est toi.
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MessageSujet: Re: him. (matteo)   Lun 17 Oct - 21:50


and though you hate me when you have a turn,
i drive you crazy. but you always return.



Sans doute avait-il été bien con à vouloir en dire plus, en dire trop. Ça avait quitté ses lèvres avant qu'il n'ait pu ravaler les mots cinglants – par plaisir instinctif de la contradiction, du conflit, seule arme qu'il possédait encore face au s'il te plait inaccessible. Face à ce tas de questionnements, cet amas de dangers sous une veste Armani. Ça avait été sa faiblesse, en rétrospective. Lorsqu'il se repasserait la scène en boucle entre les tempes, le lendemain, assis à ce même siège sur laquelle l'empreinte de son cul était encore inscrite, il viendrait à la conclusion qu'il aurait dû se barrer tant qu'il en était encore temps. Une bonne fois pour toutes. Tourner les talons, arrêter de se retourner le couteau entre les côtes. La victoire ultime, et tant pis si elle lui laissait une brûlure de cigarette dans la poitrine. Mais il était con, Iz. Il était faible. Il avait besoin de s'assurer qu'il pouvait toujours lui arracher une réaction, aussi puissante que possible. Qu'il avait toujours ce pouvoir . La déception fut grande. Il n'était pas certain quant à ce qu'il avait espéré, exactement. Mais ça n'avait pas été ça. Un regard interrogateur et une voix à peine méprisante, quand Matteo lâcha enfin "Père n'est pas le seul problème que j'ai en ce moment." Iz ne prit pas la peine de masquer le reniflement audible que lui inspira l'utilisation de l'expression 'Père'. Il n'avait jamais connu une telle déférence, une telle admiration. S'il jalousait Matteo ou avait pitié de lui, il l'ignorait. Au moins, le connard avait encore quelqu'un à qui attacher ces deux syllabes. "Et même si c'est un trou du cul, c'est loin d'être le pire." Allusion si évidente qu'elle pouvait difficilement être considérée comme telle. Le regard d'Iz se plissa. N'importe qui d'autre y aurait vu une insulte. Mais malgré les insinuations plus que nombreuses de Matteo sur la question, Iz n'était pas n'importe qui. Lui, il y vit une faille. Découvrit ses dents en un rictus et s'y engouffra. "Drôle," il fit deux pas en avant, tentant d'imiter la présence sans effort de Matteo, de remplir l'espace à son tour. La porte se referma derrière lui, et aussi simplement que ça, la pièce semblait manquer d'oxygène. "J'aurais juré que t'étais plutôt friand de mon cul." C'était contre le protocole, d'en parler. De ne faire que reconnaître verbalement leurs aventures à répétition. Ça allait à l'encontre de leurs règles tacites. Précisément pour ça, Iz les envoyait à la merde. Il n'avait jamais suivi les ordres que dans la mesure où ils lui profitaient. Jusque là, leur accord l'avait arrangé, à la manière d'un paradoxe de Schrödinger. Car si leurs ébats restaient enfermés dans une sphère de silence, étaient-ils seulement réels ? Pour enfoncer le clou, il s'avança encore d'un pas, regard de défi rivé sur Matteo. "Ai-je le droit de le dire tout haut, ou j'y risque mon job ? Paraît que les murs ont des oreilles, et il ne faudrait surtout pas que Daddy apprenne qu'il y a un pédé dans la famille, right?" Et s'il se détestait de prononcer ce mot, d'enfiler ce dédain, il avait découvert il y avait trop longtemps qu'il était prêt à tout pour voir cette mâchoire se serrer. C'était meilleur qu'une clope au réveil. Ça piétinait tout le reste.  


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MessageSujet: Re: him. (matteo)   Mar 18 Oct - 8:12

il a soudainement très envie de le prendre par le col, le soulever de terre, en venir aux mains. mais s'il franchit cette limite, ils savent où est-ce que ça va les mener. directement sur le canapé. alors il reste planté là, regardant l'information s'imprimer dans le cerveau un peu lent d'iz. il a cédé, est retombé dans le vieille routine, leur habituelle rivalité. balancer des insultes, pour cacher ce qu'il y a vraiment, deep inside. j'aurais juré que t'étais plutôt friand de mon cul. un rictus apparaît au coin des lèvres de matteo. ah, si ça n'avait été que son cul, tout aurait été beaucoup plus simple. ai-je le droit de le dire tout haut, ou j'y risque mon job ? paraît que les murs ont des oreilles, et il ne faudrait surtout pas que daddy apprenne qu'il y a un pédé dans la famille, right? le jeune homme frémit à la mention du paternel. son regard se glace instantanément, fusille iz. jamais ils ne mentionnent leurs activités à voix haute. c'est un accord tacite. il serre le poing. il est à ça, ça de lui balancer dans la figure. parce qu'il a raison, si par malheur son père venait à apprendre l'existence d'un amant dans la vie de son fils, c'en était fini de lui. il se retrouverait marié illico presto à une riche héritière qu'il avait longtemps cru être la fille papen. vivre du reste de son héritage, devenir ingénieur, n'e lui semble pas si terrible comme perspective d'avenir. vas-y, dis-lui il secoue la tête, résigné. que risque-t-il, au pire? il t'enverras en prison pour je-ne-sais quel motif. il n'était pas difficile d'imaginer la réaction du père wheeler: virer matteo de sa vie, envoyer iz en prison pour avoir corrompu son fils, punir julia pour ne rien lui avoir dit. et julia risque de ne pas s'en sortir en un morceau non plus. julia, son dernier argument, la seule chose qu'ils avouent avoir en commun. alors bouge de là, que j'aille effacer cette séquence vidéo, il a de la chance, il a hérité des neurones de son oncle, de son génie. il n'aura aucun mal à faire disparaître toutes les preuves de leur altercation. à moins que tu veuilles encore faire d'autres choses que je devrai effacer des enregistrements nouveau sourire en coin, narquois. il sait que s'il apprécie le cul d'isaac, lui-même de crache pas sur le corps de l'héritier wheeler. alors il en joue, et leur confortable rivalité électrise à nouveau l'air.
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MessageSujet: Re: him. (matteo)   Mar 18 Oct - 19:08


never mind the power, never mind the games.
you and me, we're cowards. never mind the shame.



Imperceptiblement, du moins il l'espérait, toute la belle confiance d'Iz se dégonfla. C'est tout ? Alors, certes, il avait réussi à faire en sorte que les articulations de Matteo soient tellement saillantes que les os semblaient prêts à crever la peau. C'était certainement agréable, comme vision. Un Matteo en noir et blanc, tout en angles et aucune courbe. Mais c'était loin d'être un exploit. Le connard avait les fusibles notoirement sensibles, version relayée par tous ceux qui avaient eu la malchance de passer plus de dix minutes en sa compagnie. Le malheur des uns faisait le bonheur des autres, et Iz se délectait de ce tempérament virulent, ayant compris bien trop tôt comment l'utiliser à son avantage. Il avait espéré une réaction plus radicale. A vrai dire, c'était tout ce qu'il n'avait jamais osé espérer, concernant Matteo. La preuve qu'il savait si facilement lui rentrer sous la peau et s'y faire les griffes. La preuve qu'il contrôlait ça, au moins ça. Cette certitude lui glissa entre les doigts et il fut le seul à l'entendre se fracasser au sol. Le sourire d'Iz s'effaça graduellement. Il passa outre les menaces, rarement entendues mais expliquées silencieusement si souvent qu'il y était devenu entièrement immunisé. Toujours le même couplet. Son destin minuscule que Matteo tenait entre pouce et index, que les Wheeler tordaient comme bon leur semblait, Julia à gauche, Matteo à droite. Iz, ce jouet hors de prix, à qui on déposait un baiser sur le front une seconde avant de l'envoyer dans le mur la suivante. Reçu 5/5. Oui, il savait. Daddy avait tout pouvoir. On le lui avait fait comprendre. Plus mesquin encore, sans l'ombre d'un doute, c'était de mentionner Julia, clé de voûte de son chantage à peine masqué. Juste pour ça, ou pour tout le reste peut-être, le fait que Matteo n'était qu'un petit con qui n'avait jamais eu le courage de tenir tête à son père, qui osait impliquer sa propre sœur dans une équation toxique qui n'aurait dû les concerner que tous les deux, pour le fait de gluer Iz sur place alors qu'il avait passé l'après-midi à fixer la porte avec envie – pour tout ça, Iz avait l'envie furieuse de lui envoyer son poing dans les dents. Le planter là, avec le goût de son propre sang pour seule compagnie. Aussi, quand Matteo eut le culot de, presque directement après lui avoir parlé de prison, lui sortir "à moins que tu veuilles encore faire d'autres choses que je devrai effacer des enregistrements", Iz remit en place la sangle de son sac sur son épaule, toute insolence drainée de ses traits, et lui demanda, sérieux comme un pape "Comme t'envoyer l'orchidée à la tronche ?" Car ça lui aurait certainement fait beaucoup de bien. Il savait parfaitement ce que Matteo attendait de lui, ce qu'il prétendait ne pas vouloir, alors qu'il en avait toujours été avide. Ils suivaient un schéma habituel, toujours le même, invariablement, presque un vieux couple sans avoir jamais partagé rien d'autre qu'un secret. Mais si Matteo devait avoir appris une seule chose sur Iz, avec le temps, c'était bien qu'il ne jouait jamais selon les règles. Aussi, s'il s'attendait à recevoir une insulte, espérait un coup d'éclat, Iz lui donnerait une crise d'angoisse. Un bruit avait retenti dans le couloir adjacent, roues et plastiques. Ronronnait tranquillement à une poignée de mètres. En deux pas si brefs qu'ils firent résonner le carrelage, Isaac agrippa de sa main libre la nuque de Matteo, tandis que la seconde se glissa entre eux, érigeant la veste qu'il tenait toujours comme rempart entre leurs deux poitrines, entre Iz et ce qu'il allait inéluctablement vouloir. Sa bouche s'abattit sur celle du fils à papa comme un oiseau sur sa proie – et même si leurs souffles se retrouvaient avec la sensation distincte de s'être manqués, cela n'avait pas grand chose d'un baiser, plutôt une autre façon de se mettre à terre. Alors oui, il y avait les menaces, Julia, la prison, et toutes ces conneries. Mais il y avait surtout eux deux, la femme de ménage qui approchait, et le besoin impérieux de voir sa belle gorge ravaler sa putain de fierté.      


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Matteo Wheeler

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MessageSujet: Re: him. (matteo)   Mar 25 Oct - 13:56

comme t'envoyer l'orchidée à la tronche? matteo fronce un sourcil mais ne bronche pas. il n'a pas peur de kipling, plus depuis longtemps. s'ils sortent de leurs ébats avec de nombreuses ecchymoses, parfois même des coupures ou des enflures, ils ne vont jamais jusqu'à envoyer l'autre à l'hôpital. mais ce n'est qu'une question de temps, se dit-il, avant que quelque chose ne dérape sérieusement et que l'un ou l'autre se retrouve à mordre la poussière pour ne plus se relever. la seule chose qui importe à présent, c'est celui qui bougera le premier, celui qui enverrait son poing le plus rapidement dans la figure de l'autre. en réalité ils savent tous deux que ce n'est pas exactement d'une baston dont il parlait avec son sous-entendu. et isaac l'avait bien compris puisqu'il choisit de passer allègrement à l'étape suivante, ignorant l'étape pourtant culte de la bagarre tant attendue. comme quoi, il le surprendrait vraiment toujours. leurs lèvres s'écrasent l'une contre l'autre. en fait ce sont leurs dents qui s'entrechoquent plus qu'autre chose. leurs corps sont si proches et pourtant ne se touchent pas, se frôlent à peine, maintenus à une distance raisonnable par le bras du prolétaire. aucun des deux n'a envie d'arrêter, encore moins d'être le premier à céder. le souffle de l'héritier se fait bref, entrecoupé et il ne remarque pas le chariot de la femme de ménage qui approche. son esprit est bien trop embué par la colère, la fatigue pour prêter attention à ce qui l'entoure. il n'y a qu'isaac qui compte à ce moment présent. comme toujours en fait. il grogne et il sent des mains le repousser, appliquant une pression sur ses épaules, le faisant reculer quelques pas plus loin. il n'a aucun mal à se ressaisir, à retrouver sa prestance habituelle, mais il sent son regard sur lui. il sait que c'est trop tard, la mexicaine et son chariot se sont tous les deux arrêtés au centre du hall. j'sais pas ce qui m'empêche de te virer lance-t-il en jetant un regard noir au kipling. il sait qu'il l'a fait en toute connaissance de cause, l'enfoiré. mais ils ne sont plus tous les deux, il ne peut pas le jeter au sol pour lui faire comprendre qui commande, il ne peut pas lui arracher ses vêtements devant témoin. malheureusement. acheter le silence d'une femme de ménage surement sans papiers ne serait pas compliqué. surtout avec son statut. hé toi! il s'approche de la quinquagénaire. t'as besoin de quoi pour que la fermer? 500$, ça te va? bien sûr que ça te va. elle hoche la tête, docilement. c'est son jour de chance, c'est bien plus que son salaire. si quoi que ce soit sort de ta bouche, je m'assurerai que tu te fasses expulser du pays au plus vite, compris? elle hoche à nouveau la tête, prend le chèque griffonné par l'héritier et déguerpit. matteo lève les yeux au ciel. faire taire les employés de son père était devenu chose commune pour lui. une fois disparue derrière de larges portes battantes, le jeune homme fait volte face, toise isaac qui a regardé la scène, un sourire en coin aux lèvres.
connard,
connard,
connard.

il chantonne toutes sortes d'insultes dans sa tête et ne réfléchit pas une seule seconde avant d'abattre son poing fermé dans la mâchoire pourtant magnifiquement dessinée du kipling. et ça lui fait un bien fou. tellement de bien qu'il a envie de continuer indéfiniment, mais il se contente de le prendre par le col et de le repousser contre le coin le plus proche, à l'abri des regards qui pourraient les voir au travers des grandes baies vitrées. il hésite entre lui en envoyer encore une dans les dents ou bien fuck the shit outta him, right there, right now. mais il suffit que leurs regards se croisent pour qu'il prenne sa décision. t'es vraiment un sale con, iz. ses lèvres retrouvent leur place initiale, sur celles d'isaac, et la rage qui l'empêchait presque de respirer semble s'évaporer petit à petit. ses dents glissent le long de sa mâchoire et finissent dans le cou de l'employé. il évacue sa rage comme il peut, le pauvre wheeler, enfonce ses dents dans la chair où les marques des semaines précédentes commencent à peine à s'effacer. il tient toujours isaac par le col et par l'épaule. il sait que s'il veut bouger, il peut toujours le faire. il y a toujours eu cette sorte de consentement douteux mais bien présent entre eux, peu importe ce qu'ils font, que ce soit se battre ou baiser.
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