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 i will try to fix you ▪ levi

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Héloïse Miller

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MessageSujet: i will try to fix you ▪ levi   Lun 19 Sep - 19:08


levi & héloïse
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Dire qu'il y a quelques années, les matins étaient ce que je redoutais le plus. Étendu confortablement dans mon lit, je pouvais y passer des heures à regarder le plafond de ma chambre et tout simplement relaxer. Maintenant, si je réussi à faire la grasse matinée, c'est un miracle. En même temps, j'ai dû sacrifier tout ça en décidant d'avoir un enfant. Au fil du temps, on finit par s'y habituer. À peine sept heure, j'entends une petite voix chuchoter « maman » à plusieurs reprises. Pas besoin de réveil matin avec un gamin. Lorsque je jette un coup d'œil à l'heure afficher sur mon téléphone, j'abandonne l'idée de me lever. C'est samedi, j'ai bien le droit de procrastiner un peu. Je marmonne un « quoi » qui avait plutôt l'air d'un grognement. Mes yeux toujours fermés, je reste immobile. Parfois, faire le mort m'est utile pour réussir à gagner trente minutes de sommeil supplémentaire. Mais pas aujourd'hui... J'entend des pas s'accéléré et une pression au niveau cuisse. Je me redresse légèrement d'un bond, grimace au visage. Un lit queen et il arrive toujours à atterrir sur ma jambe. Et puis, bien sûr, fallait que le chien s'en mêle aussi. C'est bon, j'ai compris le message. Temps de se lever. Comme toujours, j'allume la télévision pour qu'il puisse regarder ses dessins animées pour ensuite lui préparer un bol de céréales, tandis que pour moi, ça sera des toasts au beurre d'arachides. Temps de se lever. Café en main, je regarde Xavier tenter de construire, ce qui ressemble à un bateau, avec ses Lego. Mon portable se met à vibrer, affichant un texto d'une amie. Je glisse mon doigt sur l'écran, mais n'appuie pas sur le message. Pas trop envie de passer la journée avec elle à l'écouter de se plaindre, autant ne pas lire son message et faire comme si je ne l'avais pas vu. Bien que la fonction "vu" peut être très cool, dans ces cas-ci, elle est chiante. À la vue de tous mes autres messages, je ne peux m'empêcher de m'attarder sur les ceux envoyé à mon ainé, hier. Aucune réponse. Bien que nous ne passons pas nos journées à se parler via SMS, normalement, il me répond. De façon assez banale, mais reste que j'ai une réponse. Sourcils froncés, je fixe mes messages. La maman poule en moi se manifeste toujours dans ces moments, mes frères et sœurs ont bien compris qu'il ne fallait pas perdre de temps à me répondre. Sinon, je me faisais mes propres scénarios. Surtout que ces temps-ci, j'avais un peu de mal à cerner mon frère. Soit il ignore mes messages, soit il est arrivé quelque chose. Ouais, non, il n'y a pas de juste milieu entre mes conclusions. Je regarde l'heure - dix heure - il doit être réveillé. « La terre appelle Levi !? » Message envoyé, je secoue la tête en reposant mon portable sur le canapé, mais après trente minutes d'attente, j'en peux plus. « Ça te dit d'aller voir tonton Levi ? » Un large sourire se dessine sur le visage de mon fils. Levi est à peu près la seule figure masculine présente dans la vie de Xavier et j'y tiens vraiment. Peut-être pas le meilleur modèle à suivre, mais bon.

La voiture de Levi est bien dans son stationnement, ce qui signifie qu'il est bel et bien là. Pourtant, j'ai beau frappé, personne ne vient m'ouvrir. Mes coups deviennent plus forts et sans pause. À mes côtés se tient Xavier, main dans la mienne, il me regarde sans vraiment comprendre. Je suis déterminé à ce que mon frère ouvre, que voulez-vous. Quoique je risquais probablement de réveiller son coloc, mais en ce moment, ce n'était pas une préoccupation. Juste au moment où je pensais tourner les talons, la porte s'ouvrit et mon frère apparut. Miracle ! « Il était temps, ça fait plus de cinq minutes que je suis là ! » À voir sa gueule et sa tenue, je compris assez rapidement qu'il venait tout juste de se réveiller. Tant pis ! Il n'avait qu'à répondre à mes message pour éviter que je me déplace. « Belle nuit ? » lâchais-je sarcastiquement avant de me permettre d'entrer. Je n'aime pas vraiment passé pour la folle qui se fait des scénarios pour rien, mais en même temps, il n'aidait pas la cause. « Prochaine fois, un signe de vie ne serait pas de refus. » Limite, je passais pour sa femme jalouse, mais non. Je n'étais que sa petite sœur chiante.
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Levi Miller

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MessageSujet: Re: i will try to fix you ▪ levi   Mar 20 Sep - 0:14


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Un grognement s'échappait de ses lèvres lorsqu'il entendait son portable vibrait. Le visage enfoui dans son oreiller, il tentait d'ouvrir les yeux non sans difficulté. Mal de crâne, la bouche pâteuse ; la lumière agressait ses yeux encore endormis. Il en oubliait presque son téléphone. Il se laissait à nouveau tomber dans son lit lorsqu'il aperçu qui était à l'origine du message. Sa sœur s'inquiétait de ne pas avoir de ses nouvelles. Parfois, on se demandait qui était l'aîné dans cette putain de fratrie de Miller. Il se frottait les yeux avant de tenter de se lever. Retombant rapidement sur son lit, il prenait le temps d'observer ce qui se trouvait autour de lui. Levi n'était pas très organisé, pour ne pas dire qu'il était bordélique, mais jamais son appartement ne s'était retrouvé dans cet état. Il retentait de se lever avec plus de réussite cette fois. Bordel, où est-ce qu'il avait posé son téléphone ? Il tentait de rejoindre le salon en essayant de ne pas marcher sur une part de pizza ou trébucher sur une bouteille vide. Il se pinçait les lèvres devant l'état de l'appartement. Il avait du mal à se rappeler ce qu'il s'était exactement passé ici hier soir. Il s'emparait de son paquet de cigarettes qui trainait sur un meuble. S'empressant d'allumer sa cigarette, il partait à la recherche de son agent qui devait être perdu dans l'appartement. Il ne pu s'empêcher de rire lorsqu'il retrouvait ce dernier endormi dans la douche. Tournant les talons, il se retrouvait dans le salon où il commençait à ramasser ce qui trainait un peu partout. Un sourire étirait les lèvres de l'écrivain lorsqu'il se rappelait qu'hier, il avait tenté de remonter le moral de son agent. En effet, ce dernier était presque en instance de divorce ou même peut-être de mort si sa femme lui retombe dessus un jour. La fumée de la cigarette s'échappait de ses lèvres. Il avait donc emmené son ami faire la tournée des bars de Boston, puis sur un coup de tête, ils s'étaient retrouvés à une superette voulant s'acheter de quoi boire pour la fin de soirée. Ils étaient tombés sur un groupe de jeunes qui fêtaient leurs examens et on sait comment tout ça a terminé. Il se mit alors à prier silencieusement que personne ne lui ai volé sa porsche ou autre objet de valeur.

On tapait à la porte. Il se redressait vivement se demandant qui pouvait bien venir sonner à sa porte à dix heures un samedi matin. Il fermait les yeux en se traitant d'abruti ; il avait oublié de répondre au message de sa sœur. D'un pas déterminé, il se dirigeait vers la porte d'entrée avant de se rappeler qu'il n'était pas présentable en caleçon. Tournant sur lui-même, il cherchait un quelconque vêtement du regard. On tapait à nouveau à la porte. Il enfilait rapidement une chemise ne prenant pas le temps de la boutonner ou quoi que ce soit. Il se recoiffait rapidement s'observant furtivement dans le miroir de l'entrée. Sa sœur était en train de repartir lorsqu'il ouvrit la porte. « Hélo ! » s'écriait-il, la voix cassée. Il toussotait alors que sa sœur s'empressait de lui faire comprendre qu'elle n'aimait pas attendre. C'était de famille, pensait-il. Il éloignait sa cigarette du petit avant de lui secouer les cheveux. Si la fumée frôlait le gamin, il se prendrait certainement une gifle de sa sœur. Il riait jaune à sa question quant à sa nuit. « Très belle, merci. J'ai reçu tes messages, mais, tu me connais- j'ai oublié de te répondre. Désolé. J'ai passé la nuit à écrire et -» Il n'eut pas le temps de finir sa phrase que sa sœur cadette entrait dans l'appartement avec l'enfant accroché à sa main. « Rentre, je t'en prie. » soufflait-il sur le ton de l'ironie en coinçant sa cigarette au coin de ses lèvres. Il refermait la porte derrière eux. « Fais pas gaffe au bordel. Ty est un colocataire plutôt bordélique. » déclarait-il en chassant l'air d'un geste rapide de la main. Il n'avait pas vraiment envie de parler de ce qui s'était passé ici hier soir. Anticipant la réaction de sa sœur, il savait qu'il aurait le droit à la liste de reproches et de mises en garde. Il se plaignait, mais il l'aimait sincèrement. Il avait toujours été proche de ses sœurs prenant soin de casser la gueule à leurs prétendants s'ils n'étaient pas à la hauteur. Pendant longtemps, il s'était montré un peu trop protecteur envers elles, puis le temps les avait peu à peu éloignés, sans parler des disputes qui avaient souvent lieu à propos de leur paternel. Au final, Levi n'était pas si différent que ça, pour être franc, il était celui qui ressemblait le plus à Monsieur Miller et cette pensée lui donnait la nausée. « Tu m'as manqué, bonhomme. » lâchait-il en frôlant du bout des doigts le menton du petit garçon. Il adorait les enfants, et en particulier ses neveux et nièces. Sa sœur le sortait des ses pensées. Il penchait la tête sur le côté acceptant les reproches de sa sœur. « Pardon, femme. Je confesse mes péchés. La prochaine fois, je t'enverrais un rapport détaillé de mes faits et gestes. Suis-je pardonné ? » demandait-il de façon théâtrale. Il ne changerait pas sa sœur. Cette dernière ne pouvait s'empêcher de s'inquièter tout le temps, tout le contraire de Levi.

Les mains sur les hanches, son regard balayait la pièce. Revenant à la réalité, il commençait à boutonner sa chemise. « Quelque chose à boire ? » demandait-il en sentant le regard de sa sœur devenir insistant. S'il avait répondu à ce message en le voyant, elle ne serait pas là et il aurait pu échapper au sermon qui allait fatalement suivre. Guidant la cigarette jusqu'à ses lèvres, il ne pu s'empêcher de sourire devant l'air qu'affichait sa cadette. Elle allait sûrement lui dire qu'à ce rythme là, il allait mourir d'un cancer des poumons à moins de soixante ans, que jamais il ne fonderait de famille avec ce style de vie, qu'il était temps pour lui de grandir maintenant qu'il avait atteint la quarantaine. Il pouvait lire tout ça dans son regard. Gêné, il se grattait l'arrière de la tête nerveusement. Pour fuir le regard de sa sœur, il se remit à ramasser ce qui trainait surtout ce qu'un garçon de l'âge de Xavier ne devrait pas voir. « Et toi, ça va ? Le boulot, tout ça ? » tentait-il après s'être raclé la gorge pour changer de sujet.

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Héloïse Miller

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MessageSujet: Re: i will try to fix you ▪ levi   Mer 21 Sep - 22:42


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J’aimerais bien vous dire que ce côté paranoïaque fut développé à la naissance de Xavier, tel une maman ours avec son ourson, mais non. Malheureusement, même avant de devenir mère, je prenais tout au sérieux. Sûrement dû à mon obsession pour la Loi et l’ordre lorsque j’étais adolescente, mais peu importe la raison, c’était impossible pour moi de me contrôler. De plus, vu l’état dans laquelle était mon frère ces derniers temps, il est normal pour moi de m’inquiéter. Je préfère être la sœur chiante qui passe son temps à s’incruster que d’être celle qui attend que cela passe jusqu’à ce qu’il se retrouve à l’hôpital pour je-ne-sais-quelle-raison. J’exagère, mais je suis préparé au pire scénario. Levi a beaucoup de défauts, il reste tout de même mon frère. Ce dernier devant moi, je ne peux m’empêcher de le dévisager. Cigarette en main, vêtue d’une simple chemise et de son caleçon, en plus de sa gueule d’alcoolique. Bon, j’accusais vite, mais je commençais vraiment à croire que boire était un de ses nouveaux passe-temps. La grande classe ce Miller. À ses explications, que je ne crois guère, je secoue la tête, légèrement découragée, en entrant dans son appartement. Il pense vraiment que je vais croire qu’il a passé la soirée à écrire ? Oui, il m’arrive d’être naïve, mais je connaissais assez pour savoir quand il mentait. Quoique, ces temps-ci, je ne le reconnaissais plus vraiment. Une fois dans l’appartement, je jetais un coup d’œil au bordel qui s’y trouvait. Je ne suis pas trop étonné en fait. Après les années à vivre avec lui, j’avais compris qu’il était une cause perdue en ce qui concernait les nettoyages. C’était toujours moi qui était coincée à faire ses tâches ménagères à la maison. Bon, en échange, il me rendait souvent service en m’emmenant chez mes amies et tout, mais reste qu’il ne s’impliquait pas vraiment dans l’entretien ménager de la maison. La chance d’avoir trois sœurs à qui déléguer son travail. Je grimaçais à l'odeur de cigarettes qui agressait mes narines. Je me retins de faire un de mes commentaires typique, mais pour le coup, il m’ouvrit la porte. « Mouais, parce que toi t’y es pour rien. » De toute façon, son appartement n’était pas mon problème en ce moment, c’était lui. Je voyais bien qu’il tentait de changer le sujet, mais hors de question que je tourne la page. Surtout pas après ses mensonges sur sa soirée. Il peut bien faire ce qu’il veut de sa vie, mais à quoi bon me mentir ? Ça me vexe plus qu’autre chose. Avant de continuer à faire sermonner mon frère sur l’importance de répondre à mes messages, je m’accroupis devant Xavier en lui attrapant les deux mains. « Vas jouer avec Sherlock le temps que je parle à Levi, d’accord ? » Je vins ensuite déposer un baiser sur sa joue pour le laisser aller, mais avant qu’il puisse rejoindre le chien, Levi l’intercepta pour le saluer. Trop préoccupé par l’attitude de mon aîné, je n’avais même pas laissé le temps au petit de saluer son oncle. Mes raisons étaient valables… plus ou moins. Je ne perds pas de temps à continuer mes reproches. Par contre, à sa réponse, je vins mordre légèrement l’intérieur de ma lèvre inférieur, réprimant le mince sourire qui tentait de se glisser sur mon visage. Levi avait toujours cette manie de plaisanter pour calmer les tensions, ce qui, pour la plupart du temps, fonctionnait. J’avais le rire facile, il était donc difficile pour moi de rester sérieuse lorsque mon frère faisait ses conneries habituelles. Pas cette fois, je refusais de me laisser avoir. De façon amicale, tout en restant sérieuse, je vins le pousser avec ma main. « C’est pas drôle ! J’étais inquiète moi, il aurait pu t’arriver un truc, j’sais pas moi. » Je haussais les épaules tout en gardant mon regard sur lui, cherchant toujours à savoir ce qu’il a pu faire hier, mais encore une fois, il chercher à détourner le sujet. « Ça dépend. T’as autre chose que des bières et du whiskey ? » Ou peu importe ce qu’il pouvait boire pour passer ses soirées. Je soutenais son regard, je le jugeais. De plus, le voir porter sa cigarette à ses lèvres me dégoutait. Je n’ai jamais compris le trip de fumer. C’est quoi qu’il y a de cool à humer de la fumer ? Enfin bref, je ne cherche plus à comprendre. Il enchaîna ensuite sur mon boulot. Il était sérieux là ? « Ça va. D’ailleurs, t’es dû pour ton nettoyage. » Autant lui passer le message pendant qu’on y est. S’il ne répond pas à ses messages, il ne doit certainement pas prendre ses rendez-vous. « Alors, t’as passé la soirée à écrire ? Ton roman doit avancer dans ce cas, je peux voir ? » S’il disait la vérité autant avoir des preuves, non ? Si j’insistais autant, c’était que je tenais à ce qu’il soit honnête avec moi. Il me repoussait et je n’appréciais pas trop.

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Levi Miller

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MessageSujet: Re: i will try to fix you ▪ levi   Jeu 29 Sep - 16:02


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Les enfants de la fratrie Miller avaient toujours été proches. Au milieu de toutes ces robes et histoires de filles, Levi tentait de trouver sa place. Puis il avait pris son rôle de grand-frère très au sérieux surveillant de près les relations de ses sœurs cadettes. Il s'était senti obligé de les protéger, de jouer les chevaliers servants avec elles ; il prenait son rôle très à cœur. Les Miller n'étaient pas vraiment ce qu'on pouvait appeler une famille unie et soudée. Levi en a toujours voulu à son père d'avoir fait souffrir sa mère. En effet, le paternel de la famille aimait s'envoyer en l'air dès qu'il en avait l'occasion oubliant légèrement qu'il était marié. A l'enterrement de sa mère, les deux hommes se sont croisés, il y a eu une tentative de réconciliation que Levi a fermement refusé. Depuis, leur père vit en France ce qui convient parfaitement à l'écrivain. Sa sœur, elle, voudrait tout arranger, tout reconstruire, organiser des repas de famille comme si de rien n'était, mais il ne pouvait pas faire ça. Jamais il ne pourrait pardonner à son père ses erreurs. Il eut la naussée pendant quelques secondes en se rendant compte que plus les années passées, plus il ressemblait à cet homme qui le répugnait depuis qu'il était gosse. Il secouait sa tête de gauche à droite pour chasser toutes ces pensées de son esprit. Il haussait les épaules en souriant lorsque sa sœur déclarait que, bien sûr, il n'était en rien responsable de l'état de l'appartement. C'était bien plus amusant de tout mettre sur le dos de son agent qui était en train de décuver dans la douche. Il aurait peut-être d'ailleurs du vérifier son poul avant de rejoindre le salon. Il n'avait jamais été le plus organisé des deux ; Héloise était une femme organisée, qui aimait que les choses soient bien faites et à leur place. Tout le contraire de Levi en réalité qui ne pouvait se retrouver que dans son bordel. Il manquait de peu de trébucher sur une bouteille de vin qu'il s'empressait de ramasser. Hélo proposait alors à son fils d'aller jouer avec le chien. Fronçant les sourcils, il se rappelait qu'il avait un chien. Il se demandait même où est-ce qu'il pouvait être ne l'ayant pas encore vu depuis qu'il était levé -c'est à dire depuis une vingtaine de minutes. Il adressait un léger sourire à son neveu. Il aimait vraiment ce gamin. Bien qu'il ne s'était jamais vraiment imaginé fonder une famille, il avait toujours su qu'Héloïse serait mère. Il l'avait trouvé courageuse de se lancer seule, sans homme pour l'épauler, s'assumant totalement. Elle n'avait jamais caché ses peurs et ses craintes contrairement à Levi. Elle avait toujours dit qu'elle aurait un enfant à vingt-huit ans, en couple ou pas alors qu'il avait sans cesse répéter qu'il ne voulait pas d'enfant et que le mariage était une bien belle connerie. Aujourd'hui, il s'en mord les doigts et se sent bien seul, la quarantaine passée. Il passait une main lasse dans ses cheveux, grimaçant sous le regard plein de jugements de sa sœur.

Il remarquait que sa sœur s'empêchait de rire devant son comportement enfantin. Un rire sincère traversait ses lèvres alors qu'elle le poussait gentiment lui soufflant qu'elle s'était inquiétée, qu'il aurait pu lui arriver quelque chose. « Ne t'en fais pas, je vais bien. Que veux-tu qu'il m'arrive ? » Pire qu'une mère. Pour changer de sujet, il lui proposait de boire quelque chose. Elle répondit ironiquement que cela dépendait de ce qu'il avait, à part de la bière et du whisky. Il grimaçait. « Du vin ? Ou je pense qu'on peut se débrouiller et trouver de l'eau ou autre chose dans un recoin sombre de l'appartement. » Il ne pouvait s'en empêcher, c'était plus fort que lui. C'était comme si l'humour était son moyen de défense, de ne rien prendre au sérieux, de ne se rendre compte de rien et surtout pas qu'à quel point il pouvait être misérable. Il soutenait son regard quelques secondes puis déviait sur la droite sentant trop de jugement à travers ses yeux. Portant sa cigarette à sa bouche, il s'empressait de l'écraser par la suite dans un cendrier sur le bar de la cuisine devant l'air dégoûté de sa sœur. Puis il changeait de sujet en lui demandant comment ça se passait pour elle au boulot. Il gonflait les joues lorsqu'elle lui parlait d'un rendez-vous qu'il devait prendre. « Tu veux faire ça maintenant ? Je m'habille et on y va. » demandait-il en pointant du doigt derrière lui. Tout ce qu'il voulait en réalité c'était sortir de là. Il sentait que sa sœur était là pour une raison et que ça n'allait pas lui plaire. Il ne voulait pas se faire remonter les bretelles comme quand il avait cinq ans. Pas besoin de lui rappeler que sa vie partait en couille, il s'en rendait suffisamment compte tout seul. En fait, il ne voulait pas avoir à lui avouer qu'il se sentait seul, perdu, qu'il faisait réellement n'importe quoi de sa vie, qu'il buvait beaucoup trop, qu'il n'arrivait plus à écrire, qu'il se sentait minable. Il lui restait tout de même un peu de fierté et il refusait d'en parler. Et ce qu'il redoutait le plus arriva. Elle parlait de son roman et de son écriture. Il fermait les yeux le temps de quelques secondes laissant s'échapper un juron du bout de ses lèvres. « Non non, non. » lâchait-il en se précipitant vers elle. Il l'attrapait lentement par le bras et la faisait reculer puis s'asseoir sur le canapé, l'éloignant de sa machine à écrire. « C'est pas terrible, vraiment, il faut encore que je peaufine tout ça, et tu me connais, je suis assez perfectionniste en ce qui concerne mes romans, je veux que ça soit parfait. Et avant toi, il y a mon agent qui doit le lire, donc... » Pourquoi avait-il éteint sa cigarette ? Il en aurait bien besoin là tout de suite. Il haussait les épaules l'air innocent puis posais ses mains sur ses hanches. « C'est compliqué ces derniers temps, tu sais.. L'écriture, tout ça. Tu veux pas parler d'autre chose ? Toi, ça va ? Tu as rencontré quelqu'un, je sais pas ? » Il baissait les yeux sur ses pieds ne sachant pas quoi ajouter. Il n'avait plus d'idées pour changer de sujet ou quoi que ce soit. Il relevait les yeux vers sa sœur ; la journée commençait bien.

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